J’ai crée ce blog dans un premier lieu pour cet article, qui pour vous pourra sembler anodin, mais qui à mon sens, a un réel intérêt…
Cet article est relatif à la faculté de médecine, je ne souhaite pas parler de l’enseignement en PCEM1, (et toutes les branches confondues qui suivent l’enseignement de première année de faculté de médecine.) mais plutôt de « l’esprit médecine » qui règne et se répand dans de nombreuses villes…
Que penseriez-vous si l’on vous donnait de fausses indications d’horaires ? Que l’on refusait de vous prêter un cours que vous avez raté alors que vous, précédemment, avez prêté le votre à la personne en question ? Que diriez-vous encore si l’on vous dévalorisait constamment au motif que votre résultat à la dernière « colle » est inférieur à celui de votre interlocuteur ?
Voilà la raison pour laquelle j’écris cet article !
Ayant particulièrement mal vécu mon passage dans ce cursus, je ne souhaite pas le passer sous silence, donc parlons-en, les réactions à ce propos seront les bienvenues !
Cette filière s’adresse à des personnes dont l’ambition est d’exercer un métier du soin et du social : médecin, dentiste, sage-femme – pour les plus classiques – et parfois d’autres professions : ergothérapeute, psychomotricien, kinésithérapeute… etc.
Ces métiers nécessitent tous un sens développé d’écoute et d’intérêt envers les autres, et la logique voudrait que les études apportent des connaissances et compétences au niveau du relationnel, or ce parcours impose de rentrer dans une logique de concours et d’opposition aux autres où celui qui veut sa place doit passer devant les autres et au besoin les écraser, créant ainsi une division conséquente entre les étudiants, chacun se méfie de l’autre, la confiance devient alors un mot à rayer du vocabulaire…
Ce que je viens de décrire constitue un « Formatage » (l’opposition, la compétition…) lié au système de sélection tel qu’il est actuellement.
Personnellement, « l’esprit médecine » m’a rendue tellement méfiante vis-à-vis des autres, à force d’en vivre les conséquences au quotidien (dédain, fausses infos, manipulation…), que j’ai développé une méfiance systématique dans mes relations aux autres, je n’ai donc rencontré que très peu de personnes avec lesquelles j’ai pu tisser un véritable lien, ayant souvent un point de vue similaire au mien à propos de ces études…
Je vois les études comme un moment de construction de soi, de rencontres multiples et de partage, tout le contraire de ce que j’ai vécu cette année qui se rapprocherait bien plus d’une autodestruction lente et certaine, amenant le moral au plus bas.
J’ai choisi un avenir professionnel bien différent de celui auquel je prétendais il y a encore quelques mois, avec un esprit de promotion, une réelle entre-aide entre étudiants et un partage culturel et idéologique très intéressant !
Je n’exercerai pas le métier pour lequel je suis allée en première année à la faculté de médecine, il y avait pourtant des années que ce projet me tenait à cœur, mais je n’ai pas eu le courage d’affronter jusqu’au bout « l’esprit médecine », dégoutée de travailler dans un cadre pareil, j’ai préféré renoncer pour choisir une autre voie qui me corresponde humainement, même si l’avenir qu’elle me réserve est bien loin de celui que j’aurai souhaité au départ.